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L'Architecture: les églises, qui se comptent par milliers dans le pays, constituent un patrimoine de première importance. Eglises rectangulaires, situées dans le Nord du pays s'inspirent des plans de type axoumite préchrétien, dont sont caractéristiques les saillies, dites "têtes de singe" qui encadrent les ouvertures. Eglises circulaires: visibles principalement au centre et au sud du pays. L'édifice bâti en pierre ou en pisé est surmonté d'un toit conique de chaume ou de tôle, flanqué au sommet d'une grande croix. Eglises rupestres: bâties au fond de cavernes naturelles, elles se réduisent à un simple espace dégagé sur un piton ou à flanc d'une falaise. Elles sont parfois de véritables petits bijoux. Plus majestueuses, les églises monolithes excavées s'élèvent au fond de puits artificiels en de véritables monuments.
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Au cœur de l'Abyssinie: le parcours à la découverte du Nord éthiopien, couramment appelé la "route historique" demeure un classique incontournable pour la plupart des voyageurs. C'est le berceau de la foi chrétienne orthodoxe. Lalibela: Altitude: 2 630 m. - population: 8 500 habitants. Aux hauts plateaux arides et peu fertiles succèdent des vallées luxuriantes aux riches terres agricoles. Dans les plis du relief émerge un ensemble de 12 églises monumentales, d'une grande diversité architecturale, entièrement creusées dans la roche volcanique. Les sanctuaires sont érigés au tournant des XIIe et XIIIe siècles par le roi Lalibela, membre de la dynastie des Zagoué. C'est une période de l'histoire qui fut particulièrement féconde dans le domaine de l'architecture religieuse (1137-1270). Ce souverain fut reconnu comme saint après sa mort. Il fait sculpter des montagnes pour louer Dieu. De nombreuses églises taillées dans le roc ou construites dans des cavernes conservent encore des peintures murales qu'il est souvent difficile de dater avec précision. Ce complexe monolithe hors du commun, ne cesse d'émerveiller par son audace et la force qui s'en dégage. Il ne connaît aucun équivalent dans le monde et il ne pouvait que rendre le lieu et son souverain mystiques. Les experts estiment qu'une partie des édifices aujourd'hui considérés comme des églises avait une vocation profane à l'origine. Les églises de Lalibela devinrent un grand centre de pèlerinage, particulièrement prisé par les rois éthiopiens. Les artisans dégageaient d'abord un bloc rectangulaire en creusant un fossé dans la roche dont le fond était le niveau du sol sur lequel devait s'élever le futur sanctuaire. Ce bloc était ensuite sculpté au pic, en commençant par le haut, pour aménager à l'intérieur les voûtes et arcades, et à l'extérieur, les fenêtres, colonnades. Les sculpteurs descendaient, changeaient de niveau au fur et à mesure. La roche relativement tendre, durcissait après avoir été taillée. Malgré tout, le tuf rouge est désormais très endommagé par les intempéries, ce qui expliquent la mise en place de protections temporaires assez inesthétiques au-dessus. On pourra admirer les échafaudages en bois d'eucalyptus qui s'élèvent à des hauteurs impressionnantes. Les édifices sont vierges de tout ornement et seules les fenêtres apportent une touche décoratives à l'ensemble. Des ignobles néons et loupiotes diffusent leur lumière blafarde et dont les fils courent partout. L'église monolithique de Beta Giyorgis (29x19x12m) ce chef d'œuvre architectural, une croix grecque en trois dimensions creusée verticalement dans le rocher au fond d'une fosse de 12 m, est sans conteste le point culminant de toutes les constructions. Il n'y a pas de pièces intérieures, le sanctuaire est recouvert par une coupole bien travaillée contenant une grande croix en relief. L'édifice se dresse à partir d'un socle élevé. Axoum: Altitude: 2 130m. - population: 30 000 habitants. Elle est le berceau d'une des plus importantes civilisations de l'histoire éthiopienne. Le royaume axoumite, dont le rayonnement s'étendait du Yémen au Soudan, s'assura le monopole du négoce sur la mer rouge et développa des relations commerciales avec de nombreux partenaires, dont l'Egypte, les empires du pourtour méditerranéen, mais également jusqu'en Inde. La circonscription d'Axoum compte plusieurs centaines de stèles et d'obélisques, certains blocs monolithes de plusieurs centaines de tonnes auraient été taillés sur place. Le plus beau spécimen est une stèle de 33 m., couchée et brisée en plusieurs morceaux, sculpté sur ces quatre côtés, elle pèse 400 tonnes. Les tombes des rois Kaleb et Gabra Masqal date du VIe siècle. La tombe contient encore des sarcophages. La tombe du roi Remhai, salles funéraires du IV ou Ve siècle. Sainte-Marie de Sion, interdit aux femmes. Près de l'église s'élève une chapelle qui abrite le plus épais mystère de l'histoire éthiopienne. Elle hébergerait la légendaire Arche d'alliance, gardée par une sorte de prisonnier volontaire reclus à vie. Dans les environs d'Axoum, le temple sabéen, le temple de Yeha (entre le VIe et Ve siècle av. notre ère) ce temple (18/15m), témoin de l'importante pénétration sudarabique dans les hauts plateaux du nord-est-africain, est le mieux conservé. Il est constitué de moellons dont la perfection de l'assemblage n'a pas nécessité l'emploi de mortier. Il fut réutilisé par les chrétiens à partir du VIe siècle de notre ère, comme en témoignent un baptistère pourvu de deux escaliers retrouvé à l'intérieur. La route d'Axoum à Bahar est la plus spectaculaire, elle s'ouvre sur de majestueux paysages du massif du Simien, le " toit de l'Ethiopie", sur une série de dénivelés.
Le temple de YEHA
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Beta Giyorgis |
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Obélisques d'Axoum
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