Ségeste

 

Dans un site majestueux, parmi les collines, le parc archéologique est dominé par la présence de l'élégant temple dorique. Ce monument, l'un des plus parfaits qui soient parvenus de l'antiquité, se dresse, majestueusement solitaire, sur une butte. Dans ce parc, il ne reste que ce temple dorique aux lignes pures et harmonieuses et le théâtre qui accueille spectacles musicaux et pièces de théâtre. Erigé en 430 av. J-C., le temple est un élégant édifice dorique aux proportions d'une rare harmonie. Le péristyle a conservé presque entièrement intactes,ses 36 colonnes non cannelées, taillées dans un magnifique calcaire au ton doré. Aucun élément n'a été retrouvé pour permettre d'identifier la divinité à laquelle il était consacré. Certains disent que le temple a été abandonné avant d'être terminé, d'autres qu'il s'agirait d'un péristyle imitant un temple.

Les colonnes sont dépourvues de cannelures, qui étaient exécutées, après la mise en place; des bossages saillants qui servaient à transporter, soulever et positionner les blocs sont encore en place, alors qu'ils auraient dû être par la suite enlevés et polis. Toutefois, les questions sur la construction du temple sont nombreuses et bien qu'elles aient fait l'objet de larges débats toutes n'ont pas encore trouvé de réponse.

 

Erice

 

Nous continuons notre visite vers la ville médiévale d'Erice

Erice se perche à 750 m d'altitude, sur un haut plateau en terrasse sur la mer. Défendue par des bastions et une muraille d'enceinte, la ville médiévale est un labyrinthe de ruelles aux pavés polis comme des galets et de venelles étroites.

Chiesa matrice: l'église fut édifiée en 1312 par le roi Frédéric d'Aragon en utilisant du matériel provenant du temple païen de Vénus, c'est une église fortifiée, aujourd'hui l'église présente une décoration en stuc qui ressemble à une dentelle précieuse,

On y prie la Madone de Custonaci Protectrice et patronne du peuple Ericien. Dans la salle du trésor, on peut admirer 70 œuvres sélectionnées d'orfèvrerie, argenterie, peintures, sculptures, albâtre, ivoire, broderies en or et en soie, corail qui datent du XIV au XIX siècle.

Son beffroi, construit à la fin  du XIII siècle sur une antique tour de guet de la période des guerres puniques, s'élève isolée, sur la gauche. Ses différents niveaux ( trois étages) sont percés de meurtrières et de belles fenêtres géminées de style sicilien. Il a 28 m de haut, on peut rejoindre le sommet par un escalier de 108 marches.

Giardino del Balio: Beau jardin entourant le château de Vénus et les tours du Bailli, édifiées sous les normands. On y a une très belle vue.

Castello di Venere: A l'extrême pointe de la montagne, surplombant la mer et la plaine, le château actuel remonte à la période normande (12eS.), mais l'origine de son site est plus ancienne. c'est à cet endroit que s'élevait le temple consacré à Vénus Erycine, déesse particulièrement vénérée dans l'Antiquité. A l'époque normande, le temple fut remplacé par une forteresse. Sur la porte d'entrée, on peut  encore voir inscrit les armes de Charles Quint.

Tout autour une vue superbe. On peut apercevoir les marais salants, plans d'eau séparés par de minces rubans de terre formant un échiquier irrégulier.
L'exploitation des salines de la zone côtière entre Trapani et Marsala remonte à l'époque des Phéniciens. Les anciens avaient découvert la propriété essentielle du sel pour la conversation et le conditionnement des denrées périssables.

On exploite toujours le sel, mais les technique ont changé, grâce à la mécanisation, la tâche des hommes s'est grandement allégée.

Sélinonte

   

AVANT ¯¯

MAINTENANT ¯¯

                

 

Les ruines de la cité antique imposent le respect, autant en souvenir d'un monde prospère, que par l'étendue du chantier archéologique et  la beauté de ses vestiges. La colline orientale regroupe trois grands temples dont l'un a été reconstruit en 1957 consacré à Héra, il remonte au 5e S. av. J.-C., le deuxième en ruine probablement consacré à Athéna était plus petit, le dernier était plus imposant sans doute et probablement  dédié à Apollon, mais ce n'est qu'un amas de pierres dispersées sur le sol, un véritable casse-tête, Je n'ai jamais vu un tel méli-mélo. Sur la colline occidentale, les temples en ruines élèvent encore leurs colonnes vers le ciel mais les bâtiments sont réduits à des amas de pierres à la suite d'un tremblement de terre comme sur l'autre colline. On n'a pas retrouvé à qui  ils étaient consacrés. Les ruines sont dispersées sur une étendue semi-désertique. La cité était ceinte de murailles dés les 6e-5e s. av. J-C.. La ville fut fondée au 7e S. av. J-C. Elle adoptait le dessin classique de la cité à plan en damier, divisée par trois artères principales et des rues moins importantes se coupant à angle droit. C'est là que s'élevaient en plus quelques demeures des classes privilégiées. Longtemps alliée de Carthage, elle fut finalement détruite en 409 av J-C. par un carthaginois, Hannibal, il épargna les temples de la cité mais il les fit  piller et fit détruire les remparts. Le temple fut relevé en 1925. Il est intéressant de constater l'évolution des méthodes de construction au cours  même de l'édification de ce temple. Les colonnes du côté sud sont encore monolithes, tandis que les autres sont déjà en tronçons plus faciles à transporter. Les blocs étaient transportés par des bœufs ou des esclaves au moyen de roues montées sur des essieux en bois. Une piste large reliait la carrière à Sélimonte

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